[Mazaltov !] La cérémonie judaïque suit généralement de quelques jours le
mariage civil et impose une réflexion sur le chemin à donner à sa vie.
Union obligatoire
Dans la religion judaïque, le
mariage relève du devoir, tout comme l’acte de procréation. C’est la Tora qui le dicte et qui l’exige. Le dossier de
mariage doit être complet pour être soumis et enregistré au Consistoire. Avant la cérémonie religieuse, les fiancés suivent des cours de préparation au
mariage. Le rabbin organise des rendez-vous qui consistent en des échanges avec le futur marié. L’épouse du rabbin prend aussi part aux discussions en présidant les entretiens avec la future mariée. Les aînés répondent aux questions des couples sur la vie à deux, leur donnent des conseils et les grandes lignes de la vie, pour un réel épanouissement. Dans le respect de la religion évidemment. Aucun
mariage ne peut être célébré le samedi (jour du Shabbat) ou durant d’autres jours de fêtes religieuses.
Pièces à fournir
Le jeune homme se munit du
certificat de [bar-mitsva] (la cérémonie prouvant sa maturité religieuse). Le dossier est complété par les deux actes de naissance et l’acte de
mariage religieux des parents (la [kétouba]). A défaut, les noms du rabbin, de la synagogue et la date à laquelle la cérémonie a été célébrée. Ce n’est pas tout ! Glissez le livret de famille de vos parents, le nom et les coordonnées des témoins (un chacun) de sexe masculin, de surcroît juifs religieux et qui n’appartiennent pas à la même famille. Vous avez divorcé et vous souhaitez vous remarier ? C’est possible de vous dire oui devant dieu à condition de délivrer le
certificat de divorce religieux. La future mariée doit effectuer au [Mikvé] la [Tevila], le bain rituel afin de se purifier. Elle fournit ensuite le
certificat authentifié au rabbin.
Le déroulement de la cérémonie
Une fois réunis à la synagogue ou dans un lieu saint reconnu par la religion judaïque, les fiancés se tiennent côte à côte, face au rabbin, sous le dais nuptial traditionnel. La [houpa] est le symbole de l’entrée de la fiancée dans le foyer et de la protection de dieu. Le rabbin récite les deux bénédictions, ponctuées par le partage d’un verre de
vin. Devant les témoins, le marié passe l’
alliance à l’index de la main droite de la jeune fille qui la montre à l’assemblée en récitant cette phrase en hébreux : «tu m’es consacrée par cet anneau selon la loi de Moïse et d’Israël». Le rabbin lit la [kétouba], le contrat de
mariage, signé par le marié avant la cérémonie puis récite la [Nissouïn], le chant des sept bénédictions. Le marié termine la cérémonie en brisant avec le pied droit un verre, en hommage à la destruction du temple de Jérusalem, le symbole aussi de la fragilité des rapports humains. Les mariés sortent de l’enceinte religieuse et sont «arrosés» de grains de riz ou de blé, en signe de fertilité. La mariée passe l’anneau à son époux un peu plus tard dans la plus stricte intimité. Viennent alors les félicitations. Familles proches et témoins forment une ligne et remercient tour à tour les gens de leur venue.
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