 Un mot qui pouvait faire frémir
Autrefois, pour tenir au courant la société de ses prochaines épousailles, le fiancé des XIX et XX° siècles donnait un banquet à l’auberge du village. Il profitait de ce moment pour inviter à ses côtés ses amis masculins et les garçons d’honneur. Les femmes n’étaient pas conviées à cette fête, surtout pas sa future épouse. Au menu de ce déjeuner ou de ce dîner de bonnes victuailles et de bonnes bouteilles. Une sorte de repas d’adieu - à ses amis aussi ? - à la vie dissolue de célibataire. L’homme allait se ranger. Dans certaines régions de France, le fiancé assistait à une vraie parodie d’enterrement, pendant le repas. Dans d’autres, les invités grignotaient des petits cercueils en chocolat. Une image caricaturale qui a inspiré au choix des mises en scène, humoristiques et pathétiques.
Avis de misogynie
La demoiselle, quant à elle recevait sagement ses amies et demoiselles d’honneur chez ses parents. L’occasion de partager un petit repas, appelé aussi repas d’adieu. Un adieu au célibat et, à dater de ce jour, à ses amies célibataires. Les parents de la demoiselle veillaient au bon déroulement du repas sans problème, ce qui empêchait tout débordement de bonne humeur. Mais aucun enterrement n’était à déplorer… La conclusion logique de chaque demoiselle.
© Reproduction totale ou partielle interdite sur quelque support que ce soit sans l'accord de l'auteur, i-mariage.com.
Tous droits réservés.
|