La cérémonie civile est la seule reconnue "aux yeux" de la loi républicaine française. Autrefois pourtant, les amoureux ne se mariaient qu’à l’église. Une préparation qui mérite néanmoins de l’organisation. Pas question de fournir les papiers en retard ou d’en présenter la moitié.
Mise au point sur les formalités administratives
L’annonce de votre
mariage faite, il suffit de vous rendre à l’état civil de votre mairie de domicile. Retirez un dossier de
mariage que vous remplirez à deux. Rassemblez les pièces demandées dans une chemise exclusivement réservée aux papiers administratifs. Chacun fournit la photocopie de sa pièce d’identité ainsi qu’un acte de naissance. Les étrangers confient la photocopie de leur passeport ou de leur carte de séjour en cours de validité. La visite chez le médecin est obligatoire, et ceci, deux mois avant la publication des bans. Ce dernier devra vous fournir un
certificat prénuptial précisant votre état de santé. Enfin, les futurs mariés rédigent chacun une lettre manuscrite attestant sur l’honneur leur domicile et leur statut de célibataire. Pour recevoir un extrait d’acte de naissance, adressez-vous trois mois maximum avant le
mariage auprès de n’importe quelle mairie. Si vous souhaitez faire rédiger un contrat de
mariage, le notaire choisi vous adresse un
certificat à présenter à la mairie le jour du
mariage. Chacun des futurs époux peut choisir
au maximum deux témoins. Ils remplissent à tour de rôle la partie les concernant dans votre dossier de
mariage et signent leur engagement. Ils précisent leurs noms, prénoms, adresses, dates de naissance et professions en fournissant la photocopie d’une pièce d’identité.
Les personnes nées à l’étranger doivent présenter leur requête nuptiale au ministère des Affaires étrangères ou bien demander à leur mairie de naissance deux actes de naissance, l’un dans la langue maternelle, et l’autre, traduit en français. Demandez tôt aux autorités ces attestations pour qu’elles vous soient restituées moins de six mois avant la date du
mariage. N’oubliez pas de vous rendre au consulat ou à l’Ambassade de votre pays d’origine afin de réclamer un
certificat de coutume, de célibat ou de capacité matrimoniale, daté de moins de trois mois à la date du mariage.
A cas particuliers, formalités particulières
La loi républicaine reconnaît plusieurs cas particuliers pour lesquels le
mariage réclame certains compléments :
les personnes divorcées, les veuves et les veufs, les mineurs et les militaires de carrière.
Les divorcés apportent la preuve légale de leur liberté conjugale sur un acte de naissance datant de moins de trois mois, précisant cette mention. Sinon, présentez l’acte de
mariage stipulant la reconnaissance du divorce ou un extrait de décision judiciaire spécifiant qu’elle possède un caractère définitif et sans recours.
Les veuves et veufs fourniront l’acte de décès de leur ancien conjoint, ou bien un acte de naissance complété de la mention précisant le décès dudit conjoint.
Les mineurs demandent une dispense d’âge auprès du Procureur de la République, une lettre manuscrite précisant la raison de votre
mariage. Ils fourniront aussi à la mairie une autorisation des parents consentant au
mariage de leur enfant avec une autre personne mineure ou un majeur.
Les militaires de carrière et légionnaires, enfin solliciteront l’autorisation du Ministère des Armées dans le cas où ils souhaitent épouser des ressortissants étrangers.
Le déroulement du mariage civil
La date et l’heure de la cérémonie sont fixés en fonction des disponibilités des couples et de l’officier d’état civil. Les vendredis et samedis sont les journées les plus demandées. Alors, trouver le créneau idéal en plein mois de juin relève souvent d’une chance inouïe. Le
mariage peut se célébrer dès la fin de publication des bans, qui dure dix jours. Petite précision conventionnelle : en raison du Shabbat (samedi saint), les personnes de confession juive qui souhaitent se marier le dimanche à la synagogue se diront le oui civil en semaine. Vous souhaitez une fête à caractère intime avec vos témoins et vos parents. Qu’à cela ne tienne, c’est possible, à condition de le préciser à tous ceux qui risqueraient de prendre mal cette décision. Si, au contraire, vous conviez seulement vos familles et amis, assurez-vous que tout ce petit monde pourra prendre place dans la
salle des
mariages. Dans ce cas,
précisez les heures et lieu de mariage sur le faire-part. La durée du
mariage civil n’excède pas en moyenne 15 minutes. Et la loi stipulant que le
mariage est une cérémonie publique,
quiconque le désire peut y assister. Les portes demeurent ouvertes, au cas où un éventuel opposant souhaiterait intervenir. Les mariés, entourés de leurs témoins sont assis face au maire. Mademoiselle se place à la gauche de monsieur. Le maire lit à haute voix les articles du Code Civil mentionnant les devoirs mutuels du couple. Il leur demande de se lever pour écouter les paroles de l’engagement du
mariage : «Monsieur X, consentez-vous à prendre pour épouse mademoiselle Y ? Mademoiselle Y, consentez-vous à prendre pour époux monsieur X ?» Après avoir répondu «Oui», le maire ponctue l’instant par «Au nom de la loi, je vous déclare mari et femme». Si vous n’avez pas choisi de vous marier religieusement, l’échange des anneaux suit. Le maire peut prononcer un discours, une allocution, puis les mariés et les témoins signent les registres. Madame signe de son nom de jeune fille. Le couple repart, muni du livret de famille. Ensuite, rien n’empêche les invités de lancer le riz ou les pétales de roses à la sortie de la mairie. En attendant la fête…
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