Gentillesse, politesse et passion sont les qualités que je remarque aussitôt
chez cet homme à qui la vie sourit. Je ne suis pas au bout de mes
surprises.
À 46 ans, Olivier Lapidus, pourtant couturier reconnu dans le
cénacle de la mode, ne se la joue ni starlette, en se cachant derrière une
paire de lunettes fumées dernier cri, ni odieux inaccessible. Bien au
contraire, il me parle à cœur ouvert dans le souci permanent de partager sa
passion du beau et de la mode. Fier du talent de ses parents dont il a
hérité la passion de l’étoffe, il n’en est pas moins un génie des temps
modernes, à part entière. « Pour moi, la mode, c’est comme une seconde
nature. Ma vocation est venue très tôt.
Je préparais pourtant l’École normale
supérieure de lettres en faisant hypokhâgne mais ma pente naturelle
m’a irrésistiblement dirigé vers les robes et les tailleurs ! C’est
donc rue Saint Roch, à l’École de la Chambre syndicale de la Couture
parisienne que, de fil en aiguille, je suis devenu couturier. » Peu après, Olivier part
pratiquer son art et faire ses armes quelques années au Japon. La clientèle
nippone est conquise par ses créations. Olivier rencontre alors un
impressionnant succès. En 1989, il rentre en France et rejoint l’entreprise
familiale Lapidus, pour laquelle il est en charge du développement et de la
direction artistique du secteur haute couture. Ses créations au féminin et
au masculin sont applaudies et il reçoit le fameux «dé d’or» en 1994. |
«Un précurseur à l'ouverture du monde».
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L’année 2000 marque un tournant dans la vie d’Olivier qui, à la demande d’un
important groupe d’état, s’envole pour trois ans en Chine et gère de façon
autonome ses créations de mode en prenant son indépendance. Là-bas, il crée
en s’inspirant de ses années couture et du décalage culturel… Il est
accueilli comme un surdoué de la mode. La Chine le choisit, lors d’un
concours national, pour habiller les hôtesses de la compagnie aérienne
Air China, devenant ainsi l’ambassadeur du goût français, vingt ans
après Pierre Cardin à qui il rend hommage pour avoir «ouvert la voix
de la mode en Chine».
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Rentré en France en 2003, il ramène dans ses bagages une
collection de jeans incrustés de broderies anciennes chinoises… Une grande
enseigne lui demande alors de développer une ligne de la même veine.
S’ensuit un immense succès commercial. Le couturier décide alors, à côté de
son activité traditionnelle de robes du soir, de créer aussi des «éditions
de mode». «J’impose mes lignes et mes apprentissages multiples. J’use et
abuse de mélanges audacieux et ça plaît. Les Jean à broderies anciennes
chinoises, créés avec mon épouse Yara, ont reçu un accueil très positif».
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«Proposer aux mariées un choix mode». |
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«Début 2004, je rencontre les dirigeants de Pronuptia.
La célèbre maison
me propose alors d’initier une étroite collaboration. C’est ainsi que la
première édition de «Pronuptia Couture» voit le jour». Depuis 1958, la
marque présente des licences mettant en avant des couturiers de prestige, le
dernier en date étant Christian Lacroix. «Les dirigeants de Pronuptia
m’ont proposé de développer une cellule luxe pour adapter à l’enseigne une
stratégie de marque. Aujourd’hui, nous offrons à notre clientèle des modèles
toujours superbes, et, en plus, une gamme de robes couture, haut de gamme.»
Du coup, le marché de la robe de mariées est en ébullition. Aujourd’hui,
Olivier avoue vouloir mêler son expérience à celle de Pronuptia pour
proposer aux mariées plus de modèles et «plus mode». |
Les robes Pronuptia
Couture sont pensées, créées et aujourd’hui fabriquées en France, tels sont
les atouts de la maison. Toutes les finitions et les broderies sont faites à
la main et les retouches s’effectuent dans les ateliers des boutiques. «Le
boomerang du succès me fait sourire. Aujourd’hui, nos modèles, appréciés par
une clientèle moderne et exigeante, seront peut-être exportés en Asie pour
habiller made in France les mariées chinoises ! Pronuptia m’a laissé
libre cours sur mes choix et mes compagnons de travail. Gérard Tremblet,
l’ancien bras droit de François Lesage le célèbre brodeur de haute couture,
m’a suivi dans cette aventure. Cédric Brochier, PDG de la non moins renommée
maison lyonnaise spécialisée dans les tissus imprimés, Bianchini et
Ferrier nous prête aussi son savoir-faire.
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Un univers de rêve. |
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« Mon premier challenge chez Pronuptia, a été de créer un signe
distinctif, symbole de la marque : c’est ainsi qu’est né le «ruban Pronuptia»,
l’image du lien imprimé ou brodé sur des robes immédiatement
reconnaissables.» Olivier Lapidus suit le fil de ses propres
inspirations.
Auparavant, la robe de mariée terminait ses défilés. «Cette
présentation était vécue comme un rêve, comme le moment phare de mes
défilés, sur lequel tous les objectifs photo étaient braqués. Sentiment
privilégié d’un artiste, l’émotion était à son comble. Une fois plus que les
autres quand, le mannequin qui ponctue mon défilé est Yara, la femme qui
allait devenir mienne une semaine plus tard.
Depuis, l’émotion se répète,
intacte et surprenante.» En mai 2004, les journalistes de la presse
mariage sont unanimes et congratulent Olivier Lapidus pour son charmant
défilé. Les vingt robes haut de gamme créées pour Pronuptia Couture sont
accueillies en grande pompe. La presse spécialisée salue le «vent de
fraîcheur : le renouveau tant attendu».
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«Pas de tailleur cette année mais autant de lignes fluides ou
structurées, agrémentées de détails et accessoires suggestifs
(broderies, pampilles, strass et paillettes…).
Des
lignes et une collection variée pour des femmes entre 20 et 30 ans avec qui
nous partageons leur bonheur. J’ai osé d’audacieux mélanges. La robe Yara,
présentant le mélange cher au cœur de mon épouse, jean et soie, plaît
particuliè-rement. J’ai joué les antagonismes en associant des fourreaux à
contre jupe, des matières qui se juxtaposent et s’équilibrent. Les robes
bustiers sont particulièrement construites, pures et modernes. Le satin
cuir, héritage du maître italien Balenciaga, m’a largement inspiré
pour créer le dos de certaines jupes. Pour l’anecdote, j’ai créé un modèle
complètement décalé : une combinaison top, short et paillettes qui fait
l’objet inattendu de ma première commande alors qu’il vient tout juste
d’être présenté en boutique... Les mariées d’aujourd’hui recherchent une
vraie évolution dans les modèles mais n’osent pas toujours franchir le pas.»
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Ces messieurs ont fière allure.
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«Nous proposons des costumes fabriqués dans la plus pure tradition avec
une toile intérieure, crin léger et souple, mise en place par des maîtres
tailleurs au savoir-faire authentique. Au-delà des classiques dont les
détails, les lignes et les couleurs offrent un large choix adapté aux hommes
d’aujourd’hui nous sommes au croisement des modes italienne et anglaise,
maîtresses en la matière. Nous proposons deux types de silhouettes : une
longiligne et près du corps, l’autre plus confortable.»
La première prend le parti d’une veste accrochée,
épaules nettes et anglaise haute, volume près du corps,
silhouette actuelle qui n’est pas sans rappeler mes
souvenirs d’enfance. Dans les années 68/72, période à
laquelle mon père rencontrait un franc succès avec des
costumes longilignes dont raffolait Charles Aznavour. L’autre silhouette, plus souple mais tout aussi nette,
fait la part belle aux matières et laisse entrevoir,
au détour d’un boutonnage deux ou trois boutons et d’une
poche ticket |
Ici
ou là, le jeu d’une doublure contrastée bleue ciel : la
couleur porte bonheur des mariés de Pronuptia.
Cette année, il y en a pour tous les goûts et toutes les
saisons. La couleur ne manque pas : «messieurs, s’il vous plaît, haro sur
les costumes trois pièces déclinés en gris, noir ou marine. Osez les
mélanges gris rose ou oranger, les unis ou les rayures qui font la tendance
2005 chez Pronuptia.
Les tissus évoluent aussi : jetez-vous sur la soie, le
lin ou le velours. «À terme, nous souhaitons introduire, comme pour la robe
de mariée un esprit couture dédié à l’homme. »
Pronuptia présente aussi une
quantité impressionnante de gilets : pas moins de 70 modèles déclinés en
soie unie pastel, avec des motifs aussi originaux que variés… Sans oublier
le ruban, le rappel de la marque. «Nous sommes des marathoniens du gilet
!» nous dira le couturier. |
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«Pronuptia s’impose en maître de cérémonie». |
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Les lignes d’accessoires féminins ont évolué. Cette année, les
modèles de bottes et de chaussures se sont multipliés. Pour la
mairie, madame n’oubliera pas d’emporter son petit sac coordonné.
Très vite, l’enseigne proposera dans ses boutiques tout ce dont les
mariés ont besoin. La grande nouveauté des prochaines collections
sera consacrée à l’évolution de la partie habillée
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et au lancement d’une nouvelle gamme de robes de cocktail et de
soirée dont la demande est croissante dans l’univers de l’événement
mariage. «Je souhaite renforcer l’aspect ludique, festif et aussi mode de la
cérémonie en proposant une gamme plus large autour de l’idée d’une fête
aussi bien pour les mariés que pour leurs invités : le mariage est une
raison de plus pour être créatif !. Beau programme, non ? |
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Deux
questions à Olivier Lapidus.
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i-mariage : Olivier, quels conseils donneriez-vous à une demoiselle
sur le point de choisir sa robe de mariée Pronuptia Couture ?
Olivier Lapidus : Selon moi, chacune doit se sentir bien dans sa
peau. Ce qui signifie être en totale harmonie avec sa robe. Elle doit avoir
un vrai coup de cœur pour le modèle choisi. Un double coup de foudre, en
quelque sorte, après l’homme de sa vie. Pour celles chez qui la tradition
demeure un élément important, le classique, au sens premier, est le style le
plus approprié. Rappelons d’ailleurs l’étymologie que grecque de classique
ne signifie pas vieux jeu mais équilibré et en harmonie. J’aurais aussi
tendance à dire que le choix d’une robe se fait selon sa personnalité et le
ton de la réception. Bien que la morphologie soit un des éléments à prendre
en compte dans le choix d’une robe, cet élément est relatif dans la mesure
où l’un de nos atouts chez Pronuptia Couture, c’est le contexte de nos
ateliers et la mise aux mesures des différents modèles. Elle permet de
gommer les imperfections et d’ajuster au millimètre les proportions. Cela
dit, il faut aussi savoir dans le regard des autres : une maman
bienveillante est aussi un gage de «juste mesure» pour un tel événement.
Mais le choix final, le seul, est celui de la mariée !
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i-m : Peut-on tout se permettre le jour de son mariage ?
O.L : Oui, tant que l’on se sent bien et qu’on assume sa tenue et sa
présentation. Le mariage est l’un des rares moments de la vie que l’on
partage en famille. Les traditions et les héritages familiaux trouvent aussi
l’occasion pour pleinement s’exprimer. D’un autre côté, dans un monde de
surenchère permanente, où les images de mode sont parfois poussées à
l’extrême, la dernière des provocations pourrait bien être le classique…
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Pronuptia Couture.
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Pronuptia.
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