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Jour 1 |
Jour 2 |
Jour 3 |
Jour 4 |
Jour 5 |
Jour 6 |
Jour 7 |
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 Jour 1 :
Passage exprès sur le nouveau continent |
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A quelques encablures de la Floride,
cet archipel de 700 îles apparaît
tel un mirage. Cap sur les Bahamas, terre d’Eldorado et de splendeurs
ensorcelantes.
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Les Bahamas semblent
lointaines et inaccessibles. De Paris, aucun vol direct sauf pour le Club
Med situé sur l’île de San salvador. Transit et nuit quasi obligatoire
aux Etats-Unis, après 8 heures de vol sur U.S Airways. Sur les conseils de l’office de tourisme des
Bahamas, nous avions choisi Philadelphie pour faire escale. La célèbre cité,
révélée par Silvester Stallone, trouve plus son intérêt en y flânant
qu’en gravissant, façon Rocky, les immaculées marches menant au musée des
Arts.
Un petit tour en trolley dans les rues de la Belle cosmopolite toute en
briquettes rouges s’impose alors. Un peu vieille Angleterre, des parcs en
veux-tu, en voilà, des « Champs Elysées» modèle réduit, des buildings
humainement hauts et des gens visiblement moins stressés qu’à New York ou à
L.A. Une ville où l’on se sent bien, en définitive.
Faites un détour au musée
national des beaux-arts (le Philadelphia Museum of Art) pour découvrir, ébahis,
les nombreuses toiles françaises issues des mouvements picturaux
impressionniste et naturaliste. Sentiment d’être à la maison en détaillant
tous les Monet, Mannet et Degas présentés. Dîner au Monticelli,
un délicieux restaurant italien en centre ville et nuit bien méritée au Crowne
Plaza sur Market Street. La vue du 22ème étage est
impressionnante.
Le lendemain matin, lever tôt. En route pour l’aéroport de
Philadelphie et direction Nassau. U.S
Airways
prend une autre allure que la veille. Là, ce sont les Bahamas qui nous
attendent dans 2h30.

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 Jour 2 :
Arrivée en fanfare |
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A quelques encablures de la Floride,
cet archipel de 700 îles apparaît
tel un mirage. Cap sur les Bahamas, terre d’Eldorado et de splendeurs
ensorcelantes.
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14 heures, US Airways nous pose à Nassau, la capitale des Bahamas. Dans
les petites cahutes improvisées de l’aéroport, un homme nous propose son
cocktail maison moyennant un dollar. Musique bahaméenne en fond sonore, Lemon
rhum baccardy à la main, me voilà propulsée en avant par une douce bousculade
ponctuée d’un vague «s’cuse me babe !».
Le voyage commence plutôt bien.
Nous consacrons notre première journée à la
visite de Nassau. Le chauffeur de taxi, Joe –incroyable !- malgré son
volant à gauche, roule à gauche, en appuyant sur le champignon, ce qui
provoque chez nous quelques décollages de fesses intempestifs dans les virages.
If I could
fall in love de Lenny Kravitz, la star locale, passe à la radio. Le charme
est partout. Les eaux sont magnifiques, entre bleu turquoise et vert émeraude.
Nous déposons nos bagages au Bay View
Village avant de repartir pour le cœur de Nassau déguster un hamburger à
la conque frite. Moi qui suis folle de calamar, je vais être servie… Passage
en revue du marché de vanneries et du Nassau colonial ponctué de baraques
pastel. Un contraste saisissant avec le Nassau d’aujourd’hui investi par les
banques, les boutiques de luxe et les pick-ups dernier cri.
Notre regard est
instantanément happé par le monstre hôtelier Atlantis,
folie architecturale rose bonbon de la chaîne internationale One&Only.
Nous nous promettons d’aller y faire un tour le soir même, après notre
dîner à l’Ocean Club, le palace
de l’île dont le chef cuisinier est Québécois. Passage éclair à l’Atlantis : casino gigantesque, aquarium à taille océanique,
boutiques surdimensionnées. Du jamais vu !
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 Jour 3 :
Bienvenue sur l’arche de Noé |
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A quelques encablures de la Floride,
cet archipel de 700 îles apparaît
tel un mirage. Cap sur les Bahamas, terre d’Eldorado et de splendeurs
ensorcelantes.
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Départ pour les Cays d’Exuma,
en offshore. Equipés d’imperméables rembourrés pour l’occasion, nous
prenons part à une expédition riche en émotions. Les quatre moteurs nous mènent
à la vitesse de l’éclair sur l’île aux iguanes. Le temps de leur donner
à manger – nous accrochons du raisin sur une branche - et de papoter avec
quelques compatriotes. Chouchou et Loulou, vous connaissez ? Eh bien, nous
avions les répliques à côté de nous, madame surnommait son Loulou «Cheucheute»,
un tantinet dragueur.
Nous reprenons les eaux pour une autre Cay. Cheucheute et
son amie ne sont pas très loin. Au programme, pêche, dépeçage de poissons
pour nourrir les raies pastenagues et léopards et les requins. Les pieds dans
l’eau, en rang d’oignon, chacun se laisse aller au charme du snorkeling
organisé. Les raies se dirigent vers nous, attirées par le poisson jeté à
l’eau. Elles investissent le rivage, dans un impressionnant ballet aquatique.
Certaines s’amusent à aspirer les orteils des baigneurs. Notre ami Cheucheute
pousse un cri de terreur et sort de l’eau en courant, surpris par une raie léopard
décollant sous ses pieds, probablement affolée par le macho frenchy.
Je comprends subitement l’explication de son surnom. Les requins pointent
leurs ailerons. Ils happent goulûment les denrées préparées spécialement
pour eux et font demi-tour, repus.
L’animateur du show en sort un de l’eau
par la queue : le requin, toutes dents dehors n’a pas l’air d’apprécier
la blague. Cheucheute semble avoir définitivement disparu. Déjeuner dans la
cahute, au soleil, à observer les cochons sauvages se dorer le poil, à l’écoute
des clapotis. Après-midi bronzette… Puis retour tumultueux jusqu’à Nassau :
une heure sur une mer démontée. Nous arrivons à l’embarcadère, trempés
jusqu’aux os, liftés par la tempête. Changement de décor pour le dîner au Graycliff, une somptueuse maison coloniale, ayant appartenu au duc
et à la duchesse de Windsor. Enrico, le propriétaire
nous accueille personnellement dans son restaurant-hôtel classé 5 étoiles et
sa fabrique de cigares réputée.
Après le dîner, il nous mène visiter la
cave. Sa passion n’a pas de limite : plus de 170 000 bouteilles de
vins et champagne, son plus vieux trésor datant même de 1727 !

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 Jour
4 : L’île enchanteresse |
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A quelques encablures de la Floride,
cet archipel de 700 îles apparaît
tel un mirage. Cap sur les Bahamas, terre d’Eldorado et de splendeurs
ensorcelantes.
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Nous quittons Nassau pour Harbour Island, l’île des millionnaires. On murmure que Céline et René y
ont une demeure, Régine y a longtemps possédé la sienne. Ici, on roule en
golfettes, les petites voitures électriques des golfs. Nous découvrons ébahis
les charmes de l’île : ses ruelles étroites, la plage à l’arbre
mort, sa marina et son sable rose sur cinq kilomètres. Déjeuner au Sip
Sip, un restaurant à l’intérieur vert flashy.
Après-midi farniente et
cheval sur Coral Beach. Dîner programmé au Romora Bay, un établissement appartenant au fils de Régine, Lionel
Rotcage, et tenu par un couple de Français dont le chef cuisinier n’est autre
que l’ancien bras droit de Paul Bocuse, s’il vous plaît… Notre meilleur
souvenir gustatif. Avant de regagner notre hôtel, le Coral Sands, où nous occupons la suite 35 réservée aux
honeymooners, nous décidons de prendre la température des samedis soirs sur
Harbour Island.
Un bref passage au Gusty’s,
le bar branché de l’île où touristes et locaux se mêlent avec aisance.
Nous suivons la foule qui décide de poursuivre la soirée en discothèque, au Vic-Hum,
un lieu en plein air. Au moment de repartir, la golfette décide de nous bouder.
Pas de contact et tout le monde semble avoir déjà disparu pour danser la
calyspo.
Heureusement, Cleveland, un gaillard d’1,95 m au bas mot, nous sauve
la mise. En un tour de main (de clé exactement), nous voici repartis. Cleveland
– la star de l’île comme nous l’apprendrons plus tard - nous accompagne.
Mon ami discute avec lui pendant que je tente de redresser la golfette sur le
point de se retourner sous les 250 pounds de notre invité. Au Vic-Hum,
les tubes du moment R&B résonnent à tue-tête sous le déhanché suggestif
des jolies donzelles.

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 Jour
5 : Sur les traces de Robinson.
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A quelques encablures de la Floride,
cet archipel de 700 îles apparaît
tel un mirage. Cap sur les Bahamas, terre d’Eldorado et de splendeurs
ensorcelantes.
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Changement
de décor. Nous nous arrêtons dans l’une des nombreuses églises anglicanes
d’Harbour Island. Les fidèles endimanchés, prient au rythme du gospel.
Emouvante invocation à Dieu qui nous donne envie de nous dire Oui devant dieu
de cette façon !
Nous rejoignons Cat Island pour y passer l’après-midi.
Joe - le pilote de l’avion, cette fois-ci - nous y emmène pour profiter du
point culminant des Bahamas : 63 mètres. Mieux vaut chausser les crampons !
Au siècle dernier, le frère Jérôme, un ermite, s’y serait isolé durant
dix-sept ans dans une toute petite église dotée d’une pièce pour y dormir.
Nous découvrons ce lieu avec respect et profitons de l’atmosphère solennelle
pour ponctuer notre ascension d’un langoureux baiser.
Le point de vue est
remarquable. Après-midi kayak, à la recherche de conques. Nous quittons l’île
à 18 heures pour notre nouveau nid sur Long Island : 20 minutes de vol ! Joe, propriétaire de la compagnie privée Stella Maris, est le fils d’une
famille allemande installée sur cette île dans les années 1970. Nous
logeons deux nuits au Stella Maris Resort,
dans une villa avec piscine privée à débordement et petit jardinet, le
quintuple de notre appartement parisien.
Le lendemain, nous nous essayons, de Chez Pierre, un lodge de pêche tenu par un amusant Québécois, à
une nouvelle activité : la pêche au bonefish. Proche de la pêche à la
mouche, elle s’exerce sur des grandes étendues d’eau - les flats - où la
profondeur n’excède pas quelques centimètres à marée haute. «Vous pouvez
en avoir cinquante autour de vous, dès qu’ils entendent le moindre bruit, ils
disparaissent comme par enchantement », nous dit un pêcheur. Démonstration,
figés sur notre bateau : le bonefish a mordu !

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 Jour 6 :
Tiamo, forever… |
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A quelques encablures de la Floride,
cet archipel de 700 îles apparaît
tel un mirage. Cap sur les Bahamas, terre d’Eldorado et de splendeurs
ensorcelantes.
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Notre
agence nous avait réservé le meilleur pour la fin. Mais à quoi peut
ressembler le meilleur du meilleur ? Nous avions du mal à l’imaginer. A
Congo Town, dans le sud, nous prenons un water
taxi. Direction l’inconnu. Notre cap’tain, bonnet rayé et
multicolore sur la tête, écoute les tubes de Bob Marley… Nous débarquons au
Ti amo, un hôtel écolo, constitué de onze bungalows plantés sous
une forêt tropicale naturelle. Les propriétaires, Mike et Petagay Hatman, nous
accueillent tout sourire avec un verre de citronnade. Petagay nous mène au
bungalow n°4. Une simple porte qui ne ferme pas à clé, des toiles en guise de
murs, un lit king size dans une
chambre décorée en bois. Et une douche en plein air ! Pour la
climatisation, l’eau, l’électricité, tout est écologique, l’énergie
est 100 % solaire. Un paradis naturel. Nous profitons d’un spot non loin de là
pour une séance de snorkeling. Mon mari est fier de pêcher plusieurs étoiles
de mer jaune et rouge qu’il remet à l’eau illico pour ne pas perturber le
biorythme aquatique. Bronzette et pêche aux coquillages. Les taons se font un
malin plaisir à m’attaquer, leurs piqûres provoquant de désagréables décharges.
Le rendez-vous pour l’apéritif est fixé à 19h30. Le dîner se déroule
autour d’une seule et même table, avec nos voisins de bungalows et les propriétaires.
La chef annonce le menu, tout le monde applaudit puis s’installe. L’occasion
de faire connaissance avec quelques homologues américains, venus passer leur
voyage de noces. Bonne franquette chic suivie d’un feu de camp à la belle étoile.
Lampe torche en main, nous rejoignons notre bungalow pour une bonne nuit de
sommeil. La lune semble avoir élu domicile au-dessus de notre lit. Quelques
insectes désireux d’entamer une conversation et les iguanes qui se disputent
un lit pour la nuit, nous bercent pour une nuit inoubliable.
Photo: Baptiste.briand@wanadoo.fr
Remerciements Sabrina Bailleul /Baptiste Briand
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 Jour 7 :
A bannir ! |
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A quelques encablures de la Floride,
cet archipel de 700 îles apparaît
tel un mirage. Cap sur les Bahamas, terre d’Eldorado et de splendeurs
ensorcelantes.
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Le
réveil est très dur. Nous quittons aujourd’hui les Bahamas. Bref passage à
Nassau. Paris va nous sembler forcément moins agréable quand nous retrouverons
demain matin le périphérique embouteillé. Voyage inaltérable, inoubliable,
varié, durant lequel notre amour s’est confirmé. A quand le retour aux
Bahamas ?
En rentrant, c’est certain, je me jette sur l’album de Diana
Hamilton, A Bahamian in Paris…
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