Plaisirs
balnéaires.
Ó
V.S
On
annonce l’atterrissage du vol Corsair en provenance de Paris Roissy
Charles-de-Gaulle. Aéroport de Cancún, une infrastructure ultramoderne où se
croise chaque jour un flot impressionnant de touristes. Avec palmiers et soleil
pour témoins, à peine avons-nous posé le pied dehors qu’un goût de vacances
s’empare instantanément de nous. Il est enfin permis de décompresser. Notre hôte
brandissant une pancarte rouge oranger porte les couleurs du voyagiste à qui
nous avons confié, les yeux fermés, l’organisation de notre séjour « plein
soleil » : Kuoni. Souriant, il nous accueille tout sourire. Ah, vacances,
j’oublie tout... Pour nous, ce sera détente, un point c’est tout. Nous
rejoignons rapidement notre taxi car la fatigue est là, décalage horaire oblige.
Volant et rétroviseur intérieur sont bardés de porte-bonheur à l’effigie du
Christ et de la vierge Marie, vénérés par tous les mexicains. « Au moins,
nous voilà protégés par les cieux », me murmure tant bien que mal mon ami,
entre deux chaos créés par une conduite plutôt acrobatique.
Ó
V.S
Direction
l’hôtel
Viva Aztéca à soixante
kilomètres de là, notre premier lieu de villégiature, version quatre étoiles. La
route fédérale longe le rivage, malheureusement caché par la nuit tombante. Nous
atteignons bientôt Playa del Carmen. La petite ville grouille de monde. C’est
ainsi chaque soir de l’année, passées les heures chaudes de la journée; jusqu’à
très tard. Les vitres baissées, je crois distinguer une bonne dizaine de langues
différentes. Les commerçants et les touristes se tapent dans la main après avoir
négocié à l’amiable leurs souvenirs de vacances. Un peu plus loin, nous
découvrons notre hôtel. Un resort somptueux haut en couleur, doté d’une
entrée inspirée de l’héritage architectural maya, et de chambres donnant sur la
mer ou sur le jardin de plantes vivaces. Le cyclone de l’automne dernier avait
créé quelques lourds dégâts, totalement effacés par plusieurs mois de travaux.
Les porteurs nous mènent à notre chambre. Petits sourires synchronisés lorsque
nous découvrons sur la table basse un large plateau de fromages et de fruits et,
sur notre lit, un cygne confectionné en serviettes de bain, en guise de
bienvenue. Le lendemain, ce sera un petit lapin, le surlendemain, un poisson…
Quelle dextérité ! Objectif de ce séjour : profiter pleinement de nos journées
qui se révèleront particulièrement riches en émotions et en souvenirs… Encore
aujourd’hui. Un délicieux séjour d’une semaine au cours duquel nous déambulons
dans l’hôtel et sur la plage comme bon nous semble. Côté gastronomie, les
buffets sont ouverts toute la journée pour répondre à la moindre fringale ou
envie de déguster une Margarita glacée. C’est avec le sourire que les serveurs
concoctent des cocktails de rêve, sucrés, aromatisés et/ou alcoolisés. Ils nous
tendent un verre en susurrant un petit mot doux francisé : « C’est pour vous
madémoixelle ».
Ó
V.S
Ici,
l’ambiance n’a rien à envier à celle d’un club de vacances : jeune, détendue ou
sportive, au choix et très bon enfant. Je m’essaie au cours d’aquagym dans la
piscine centrale pendant que mon ami débute sa première leçon de ski nautique.
Nous allions tous les plaisirs de la mer. Entre farniente, catamaran, kayak des
mers et parties de Beach Volley, le soleil arrive à nous brunir la peau. Ici, le
soleil n’épargne personne, pas même «
les Mister & Miss
Nivea
» que nous sommes, surnom internationalement donné par un couple d’italiens
et d’américains avec qui nous sympathisons rapidement. Ici, la clientèle est
cosmopolite : bien sûr beaucoup d’américains, venus en voisins (surtout des
texans : faut s’y faire !), d’italiens et d’espagnols qui rivalisent question
« peau hâlée », des québécois (dont la phrase régulièrement entendue nous fait
toujours autant sourire : « lève ton shirt que j’te créme !» et quelques
français en manque de soleil. Côté soleil justement, mieux vaut avoir prévu
l’équipement adéquat. Ma peau de blonde a terriblement souffert mais celle de
mon ami, mate à souhait n’est pas passée non plus au travers des tonitruants
rayons, le tropique du Cancer rôdant pratiquement au-dessus de nos têtes.
Buffets à thème tous les soirs : nous avons la chance de goûter, en musique et
en saveurs à la cuisine mexicaine. Aïe ! Aïe ! Aïe ! Entre plaisirs
épicés, sucrés et salés, les spécialités se comptent sur les doigts de plusieurs
mains. Un régal doublé d’une ambiance inoubliable, comme à la maison. Petit
détour au bar pour trinquer avec nos amis au café corsé ou à la tequila, avec
modération. Les nuits sont douces au Viva Aztéca... Et les matins, le réveil se
fait tôt, un couple de corbeaux plutôt bavards ayant élu domicile juste
au-dessus de notre chambre. Moralité, lever tous les jours à 5h30, en même temps
que le jour. Comme notre programme le mentionnait, nous changeons d’hôtel à
mi-séjour.
La suite
(Les charmes de Playa del Carmen)
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