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Fin février 2005, l’envie de dépaysement et d’humanité se fait
pressante. |
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10 baths plus loin, nous quittons notre auto pour aller nous rafraîchir à
l’intérieur d’une chapelle. Nous croisons quelques moines, en kasayas couleur
safran. Inutile de les saluer ni de les « waier », ils ont pour consigne de ne
pas se « mélanger » à la population. Tongs laissées à l’extérieur, nous montons
les marches menant à l'intérieur. Le spectacle est somptueux : des dizaines de
statuettes, dorées ou couleur jade, remplissent l’espace. Une surreprésentation
émouvante de Bouddha qui pousse à la prière instantanée. Timides, nous restons
debout en nous confiant en silence aux divinités présentes :
À
l’amour, à la santé et aux succès de tous ceux qu’on aime !
À
côté de nous, des fidèles font des offrandes au Bouddha dressé au centre de la
chapelle : fleurs, gâteaux et fruits sont déposés à ses pieds. Nous les
observons du coin de l’œil durant ce moment intime. Quelques baths glissés dans
l’urne du temple, nous nous agenouillons et brûlons des encens : une prière
accompagne chaque bâton planté dans le sable. Un moment très solennel que nous
renouvelerons à plusieurs reprises dans la journée. Les couleurs des bas-reliefs
et des infrastructures religieuses sont saisissantes : l’ocre et le beige
côtoient le rouge et le doré, omniprésents.
L’architecture Lan-Na rivalise de sculptures et de scènes de vie parfaitement
imagées. En touristes disciplinés, nous nous rendons sur les lieux des plus
impressionnantes curiosités architecturales de la ville. Direction le Wat Chedi
Luang sur Phra Pokhlao Road. Ce lieu saint a survécu à plusieurs grands
malheurs. Nous décelons la symbolique : la protection divine prend ici des
formes inédites. Construit en 1401, le temple a survécu à un épouvantable
tremblement de terre un siècle plus tard, au pillage du Bouddha d’émeraude,
aujourd’hui à Bangkok. Le roi des Lan-Na aurait même échappé à la foudre en se
réfugiant dans la chapelle.
Non loin de là, le Wat Chiang Man, le plus
vieux temple de la ville, construit à la fin du 13ème siècle.
Curiosité architecturale dans un remarquable état, ce lieu possèderait deux
statuts, cachées des badauds, datant des 7ème et 8ème
siècles. Un Bouddha déhanché, pour la première et l’autre ferait pleuvoir et
conjurerait les esprits. Retour à l’hôtel pour nous reposer avant le dîner. Ici,
on dîne tôt. Nous comprendrons pourquoi un peu plus tard.
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Une soirée improvisée… et mémorable.
Départ pour le River Bar, un lieu branché de la
ville longeant la rivière Ping. Anti-moustiques impératif pour ne pas être
dévoré en quelques secondes par de voraces bestioles peu habituées à des peaux
sucrées comme la mienne. Eh oui : 30 années de chocolat et de pommes normandes
laissent des traces sur un organisme néanmoins coupé de ces substances depuis
trois jours.
Le cadre est somptueux, la lumière tamisée. En fond sonore, une petite balade
thaïlandaise évidemment, pour accentuer le côté romantique de cette soirée. Les
péniches défilent à nos côtés dans le silence le plus absolu. Suivies de barques
en bois qui ressemblent à des gondoles, à ceci près que le gondolier usant de sa
pagaie, possède une tenue typiquement locale : costume en lin blanc et chapeau
pointu thaï. Un régal pour les yeux... Et pour le palais aussi. Le dîner se
déroule non seulement au clair de lune mais s’avère délicieux. Sur un
appétissant buffet, nous ne pouvons plus nous passer des crevettes grillées et
du riz blanc. Nous trinquons à la bière locale et à l’eau des montagnes. Un
serveur nous conseille, avant de rentrer nous coucher, de faire un détour par
le Night Market, un immense marché en plein air qui se tient chaque soir
jusqu’à minuit.
Le décalage horaire toujours intact dans nos esprits, nous n’avons pas
franchement sommeil. Allez : direction le Night Market (ou
Night Bazaar) sur Loi Khro Road. Quelle cohue et quel tohu-bohu ! Sous les
spots de lumière, on se croirait en plein jour. Les embouteillages accompagnent
un concours de klaxons et la ville grouille en direction de l’esplanade dédiée
au shopping by night. Des milliers de stands à terre proposent tissus,
céramiques, vêtements, bijoux… Les vendeurs sont particulièrement souriants,
marque de fabrique de tous les thaïlandais d’ailleurs. Mon adrénaline est
poussée à la puissance maximale. Quelle heure est-il ? 21 heures. Ah, voilà
pourquoi on dîne tôt à Chiang Mai ! Les bonnes affaires imposent d’y consacrer
au moins le dernier quart du cadran de la journée. Ici c’est tous les soirs les
bonnes affaires, nous lance un couple émoustillé de français. Alors, mon
excitation retombe et je me dis qu’il me reste cinq soirs pour me faire plaisir.
Mon ami et moi faisons le plein de tissus et de minis bouddhas porte-bonheur.
Ici, la pratique habituelle est de négocier les prix... raisonnablement car les
prix sont déjà tellement bas. Tout est attrayant : 10 baths (20 cts d’euro) pour
un petit porte-monnaie en toile, 150 baths pour la reproduction du bouddha
d’émeraude, 1000 baths (20 €) pour un couvre-lit tissé mains… Nous rentrons à
l’hôtel chargés comme des mulets. Notre prochain achat : une valise taille xxl
pour ramener tous ces souvenirs.
Jour
3 :
dimanche 27 février 2005.
Espace détente.
A
cause de notre shopping saturday night fever et du décalage horaire
encore pesant, nous restons une nouvelle fois les yeux écarquillés toute la
nuit. La fatigue commence à se faire sentir au petit matin, à l’heure où nous
avions justement prévu de nous lever pour appréhender une nouvelle journée…
entièrement consacrée aux massages. La veille, en arpentant les rues de Chiang
Mai, les vitrines annonçaient des tarifs alléchants :
head… body… foot massage : 1 heure de massage
pour 150 baths. Notre sang n’avait fait
qu’un tour.
L’excuse de nos nuits blanches nous pousse alors à nous rendre après le petit
déjeuner nous faire chouchouter. Surtout que la journée s’annonce printanière -
dit-on ici - : 41 ° C au soleil, j’appelle plutôt ça la canicule, moi !
Après une soupe thaïe plutôt épicée, nous prenons le taxi en direction du
quartier résidentiel de Chiang Mai. Nous nous arrêtons devant un lieu qui
annonce discrètement sa spécialité de thai traditionnal foot massage
(massage traditionnel des pieds). La Thai Healing Aits Association,
située à l’abri de la circulation, dans la cour annexe d’un temple est une école
tenue par des femmes et des demoiselles en apprentissage. Pas besoin de
rendez-vous : nous demandons un massage d’une heure chacun. Confortablement
installés dans des chaises de jardin drapées d’une serviette de bain et d’un
repose-tête caoutchouté, nous nous laissons aller au plaisir de la détente et de
quelques secousses sismiques qui possèdent l’intérêt, tente de m’expliquer ma
masseuse, de remettre tout mon organisme en état. Comment ça, en état ?
Les pressions des doigts et des coudes rendent le moment parfois douloureux.
Comme mon thaïlandais n’est pas encore au point et que son anglais est plutôt
approximatif, elle me mime les bienfaits de ces souffrances chroniques : finis
fatigue, maux de ventre, crampes sous les pieds, et petits tracas passagers,
semble-t-il localisés près du foie (dus à une consommation excessive de
chocolat, je préfère préciser)… Cette réflexologie au camphre et au lait de
toilette garantit une reconstruction totale… Une heure plus tard, les pieds
pourtant à terre, nous avons l’impression de voler, prêts même à courir le
marathon de Chiang Mai.
Nous quittons les lieux en remerciant nos hôtes.
Plus loin, dans le centre ville, nous dénichons
une petite boutique spécialisée dans le head massage, le massage de la
tête. Un lieu plus luxueux et tamisé,
placardé de schémas de crâne humain chargé de flèches et d’explications. Nous
optons tous les deux pour une version relaxante qui possède déjà l’avantage de
faire pas mal craquer les os du cou. Là encore, la réflexologie a des vertus
médicales en plus de nous avoir transporté pendant une heure dans un univers de
calme et de vide. Nous sommes parés à aller boire un verre en ville avant d’attaquer
notre après-midi dédié au massage du corps.
Libérés de toutes nos tensions et de notre fatigue, nous sommes en pleine forme
malgré la chaleur qui a l’air d’abattre nos amis touristes. Ici, le massage est
un art de vivre à part entière, complété par une élévation divine et diététique.
Le bien-être, c’est ici! L’après-midi fut plus folklorique. Déguisés en pantins
désarticulés pour l’occasion, les massages sont un tantinet plus douloureux et
sportifs : stretching imposé ! Nous végétons le reste de la journée sur la
terrasse ombragée du Riverside sur Charoenrat Road, le café chic de la
ville. Situé le long de la rivière, nous profitons du petit vent tout juste
frais en sirotant quelques sodas light. Là, nous faisons connaissance de belges
habitués de cette ville depuis plusieurs années. Notre comportement post-massage
du dos symptomatique les fait rire. Ils nous assurent que les premiers sont les
plus durs. Après, la souplesse est une question d’entretien… Dès demain, c’est
juré. Car nous quittons la ville en direction des montagnes pour un trekking.
Nos nouveaux amis nous retiennent à dîner dans ce même endroit bondé à partir de
18 heures. « Vous allez faire un tour au Sunday market, ce soir ? », nous
demandent-ils.
Dix fois plus grand que le Night Market, le Sunday Market est très
attendu des touristes qui se déroule uniquement le dimanche. La curiosité nous
pousse à y aller. Incroyable, mais vrai ! C’est l’occasion pour les exposants de
varier les plaisirs : alimentation, vêtements, bijoux, tissus, disques, meubles
en teck, tableaux… Un gigantesque centre commercial en plein air. Nous nous
laissons tenter par quelques estampes thaïlandaises et des vestes patchworkées
confectionnées par les habitants des montagnes… Puis retour à l’hôtel :
la vraie fatigue se fait sentir et nous ne
tarderons pas à nous endormir enfin… au pays du soleil relaxant.
Les soins de la veille nous ont bercé toute la nuit. Le réveil se déroule sans encombre. Bagages à la main, nous voici fins prêts à appréhender une nouvelle aventure.
Deux heures de route nous
permettent de rejoindre un décor saisissant, totalement en opposition avec la
ville de Chiang Mai. Les montagnes, secrètes, poussent notre curiosité à son
paroxysme. Nous avions fait le choix de ne pas partager ce périple avec des
touristes français. Notre bande de 12 est à majorité italienne. Nous nous
saluons à la thaïlandaise. Et sympathisons instantanément avec un couple de
Napolitains et de Bengladeshis que nous ne quitterons pas du séjour. Je
m’imagine alors à dos d’éléphant, luttant contre les tigres en pleine jungle.
Mon ami me demande si justement le baume du tigre ne m’aurait pas tapé sur la
tête.
Je suis tellement excitée à l’idée de croiser de tels animaux que je marche dix
fois plus vite que tout le monde. Mes nouveaux pieds requinqués y sont
certainement pour beaucoup. La première journée est aussi tranquille
qu’inattendue. Nous ne croisons pas de touristes : que des villageois et des
paysannes travaillant à la manière ancestrale au champ ou dans les rizières.
Nous traversons la forêt tropicale. La nuit tombe tôt ce premier jour. Nous
dînons et dormons au Lisu Lodge, un hôtel situé en lisière d’un village
forestier. Les décors extérieur et intérieur sont saisissants, uniquement
constitués de matériaux et de tissus locaux. Des maisons sur pilotis toutes en
bambou offrent un cadre somptueux, presque irréel. La nuit se déroule en
silence. La nature semble être encore éveillée : les grenouilles, cette nuit-là,
sont particulièrement bavardes.
Le lendemain nous promet de nombreuses rencontres et émotions. Matinée de
repos durant laquelle nous profitons de notre proximité au village pour partir à
la rencontre d’un peuple hors du commun. Sourires aux lèvres, ils nous font une
parfaite démonstration de leurs travaux manuels. Quelle fabuleuse
expérience ! Retour dans la montagne en direction d’un campement d’éléphants.
L’après-midi se déroule à dos de pachydermes et à vitesse réduite pour profiter
des lieux. Longues pauses rafraîchissantes à la cascade. L’expérience est
magique : nous traversons la forêt,
tels des explorateurs, en filmant chaque
instant. Le chemin inverse se déroule en
descendant le lit d’une rivière sur un radeau en bambou. Nous nous retrouvons à
la tombée du jour autour d’un feu de camp, à taper des mains devant un spectacle
de danses traditionnelles. Ce soir, nous sommes attendus dans notre deuxième
campement de luxe pour une nuit à Khum Lanna. Il s’agit d’une maison
d’hôtes toute en bois de teck blottis dans un jardin aux couleurs saisissantes.
Un peu plus loin, des plantations et des rizières offrent, silence en prime, une
vraie renaissance et un exotisme à son paroxysme. Nos hôtes francophones
deviennent le temps d’une soirée de vrais amis que nous aurons d’ailleurs
beaucoup de mal à quitter le lendemain.
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Heureusement, le matin suivant, nous observons le lever du jour et le jeu de la
brume sur la montagne. Petit-déjeuner délicieux suivi d’activités inoubliables.
Nous commençons la journée par une balade des environs en char à bœufs puis
retournons à l’hôtel prendre des cours de cuisine thaïe. Histoire d’être
incollables en rentrant à Paris. Le retour, nostalgique, vers Chiang Mai est
l’occasion de faire un stop au Bouddha couché du temple de Wat Tham Dork Kum. En
fin de journée, nous rejoignons notre nouvel hôtel, le Lotus Pang Suan Kaew
de Chiang Mai, situé un peu plus en retrait de la ville. Changement radical de
décor et d’atmosphère : le peuple des montagnes possède un charme dont il est
difficile de se débarrasser.
Pour la peine, nous partons dîner au Chiang Mai cultural Centre. Cet
endroit assez éloigné de ce que nous avons vécu ces trois derniers jours possède
l’intérêt de faire connaître le peuple des montagnes aux touristes. Le
restaurant du centre nous reçoit autour de tables dressées dehors à même le sol.
Le dîner délicieux et varié se déroule devant un spectacle folklorique de
danseurs, chanteurs et de lanceurs de sabres à faire froid dans le dos. Un
agréable moment altéré par l’afflux massif de touristes du monde entier. Ce
soir, pas de Night Bazaar : nous rejoignons l’hôtel pour une nuit longue
et pleine de rêves à dos d’éléphant.
Jour
7 : Jeudi 3 mars 2005.
Shopping artisanal, visites d'un musée traditionnel et de vestiges.
Notre
chambre située au 11ème étage offre une vue impressionnante sur toute
la ville. Nous prenons notre petit-déjeuner en suivant l’entraînement matinal de
la police municipale dont les bureaux se situent à côté de l’hôtel : une séance
hypnotisante, entre le yoga, le stretching et le lever impeccable de bâton, le
tout bien évidemment en tenue de service, s’il vous plaît. Notre journée
s’improvise autour d’une soupe aux yeux (c’est le surnom que nous lui avons
donnée) –aux boulettes de viande – néanmoins parfaitement diététique. Shopping
artisanal, visite du musée de costumes traditionnels et petit détour par les
ruines du temple Whiang Kum Kam, le tout après avoir loué une voiture en
centre-ville. Un petit luxe de 1000 baths néanmoins parfaitement raisonnable (20
euros).
Au hasard de nos balades, nous tombons sur un village dédié à l’artisanat du
bois : Baan Hang Dong, situé à une quinzaine de kilomètres du centre. De
sublimes commodes rivalisent avec quantité de sculptures et d’objets tout en
bois. Bouddha prend subitement une autre allure : il est pas mal non plus en
tek. Vanneries, céramiques, laques, bambous et rotins ne manquent pas.
Nous nous arrêtons déjeuner dans un lieu magique conseillé par notre hôtel : le
Baan San Kal restaurant. Sur la terrasse ombragée, nous dégustons un
assortiment de viandes grillées en profitant d’une vue dégagée sur la montagne.
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Malgré la chaleur, le moment est divin et nous donne envie de rester ici toute
la journée. Mais à l’autre bout de la ville nous attendent les vestiges du royaume Lan-Na. Alors ne tardons pas !
Tel un décor de film, les ruines se
visitent dans le silence le plus absolu. On imagine facilement la vie d’antan.
C’est en 1984 que les archéologues ont découvert les
restes d'une ville antique. Leurs recherches ont conclu à l’existence de la
ville de Wiang Kum Kam, l’une des nombreuses villes enrichies et construites par
le Roi Mengrai pendant qu'il consolidait sa prise de pouvoir sur le nord. Pas
moins d’une vingtaine d’emplacements de temples ont été découverts dans le
secteur. Nous les avons sous les yeux. Mengrai a, par la suite, déplacé sa
capitale à Chiang Mai.
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Pour ponctuer la journée, détour émerveillé par le musée du
textile. Au programme : passage en revue d’un éventail de textiles rares et
anciens, plus colorés les uns que les autres. Un retour dans le passé imagé par
des tenues à couper le souffle.
Enfin, retour dans la cité pour un dîner
placé sous les couleurs de l’Italie. Nous investissons une nouvelle fois le bord
de la rivière Ping en nous installant à la terrasse de la Gondola de Stefano,
un restaurant plein de charmes. Pâtes pour tout le monde et glace au chocolat,
la première depuis une semaine. Un régal ! Après ce réconfort, nous retrouvons
notre hôtel, bien décidé à profiter d’une longue et douce nuit. Pas de
chance cependant : le bar de l’hôtel est encore ouvert et le concert du soir est
dédié à la star américaine des années 50 : Elvis Prestley. Les chansons résonnent
jusqu'au 11ème étage, au son des titres Love me tender, My way, Don’t be cruel…
jusqu’à trois heures du matin.
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Jour
8 : Vendredi 4 mars 2005.
Farniente, sans complexe.
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Grasse
matinée bien méritée. Nous nous levons quatre heures après le lever du soleil, à
9h30. Notre voyage touche à sa fin et nous ne pouvons pas contrôler notre
nostalgie croissante. Nous savourons cette dernière journée autour de la
piscine de l’hôtel en lézardant au soleil. Après le déjeuner, nous nous
accordons une dernière balade en ville et un ultime massage des pieds
pour appréhender dans les meilleures conditions notre vol de retour. Il faut
déjà penser à plier bagage et quel boulot ! Après avoir dévalisé le Night
Bazaar, je ne sais même pas comment nous allons pouvoir rentrer à Paris
aussi chargés.
Le voyage s’effectue de nuit, toujours sur la compagnie Thaï Airways : une nuit
de 11 heures qui rattrape tout le retard accumulé. Au matin, le petit-déjeuner
s'accompagne d'une orchidée, posée sur le plateau en signe de bonheur. L’arrivée
sur Paris nous plonge dans une vision immaculée. La neige recouvre la France : -
5°C, annonce le pilote de notre palace volant… La prise de contact est plutôt
frisquette sur le sol national. Mais attention, pas question que nos orchidées
fanent en trois secondes.
Nos organismes, en revanche ont souffert quelques jours. Mais nos âmes, elles,
semblent ne pas avoir décollé. Chiang Mai, la magnifique, possède des atouts
et des charmes insensés... qui poussent notre curiosité à la redécouvrir très
vite.
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